Chômeurs, précaires, travailleurs pauvres Avec la Cgt, tous unis pour l’emploi !

Publié le par Union Locale Cgt de Soissons

Près d’un millier de chômeurs, de précaires, de travailleurs pauvres et de sans papiers, ont défilé, samedi 3 décembre à Paris à l’appel de la CGT et de son Comite national des Privés d’Emploi. Ils ont portés leurs revendications, celles des « sans voix », que le gouvernement ne cesse de stigmatiser.

 

De la région Paca à la Bretagne, du Sud Ouest à la Lorraine, du Limousin à la Région parisienne, les manifestants, forts des délégations des comités des privés d’emploi CGT, déterminés et unis, ont dénoncé l’augmentation du chômage et de la misère dans notre pays.

 

En substituant à de véritables contrats de travail, le travail gratuit ou « low cost », le gouvernement, sous la menace de l’exclusion, veut contraindre des travailleurs pauvres au RSA, à accepter 7 h de travail hebdomadaire au tarif de 4,50 euros de l’heure. Il constitue ainsi une main-d’œuvre bon marché et de surcroit, il oppose les salariés entre eux, à l’image des divisions qu’il tente d’opérer entre jeunes et retraités, bien-portants et malades, français et salariés sans-papiers…

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Le fossé se creuse entre les huit millions de familles vivant en dessous du seuil de pauvreté (moins de 954 euros mensuels) et les 1% de la population les plus riches, dont les revenus en hausse, ne connaissent pas la crise. Dans ce contexte, il est urgent d’entendre la colère des sans droits.

 

Tout en orchestrant une politique de rigueur génératrice de chômage, destinée à contraindre les salaires et à instituer la précarité en norme sociale, le chef de l’Etat annonce un nouveau sommet social consacré à l’emploi alors que Xavier Bertrand, interrogé sur la hausse du chômage, se contente d’acter son impuissance.

 

Pour la CGT, les salariés et les chômeurs ont pour première préoccupation les questions d’emploi et de pouvoir d’achat. Ils exigent un emploi stable, qualifié et correctement rémunéré le (SMIC à 1700 euros bruts). Dans l’attente de trouver ou retrouver du travail, le privé d’emploi a besoin de percevoir un revenu de remplacement décent, lui permettant de vivre et de faire vivre sa famille. Dans l’immédiat, à la veille des fêtes de fin d’année, la CGT revendique la prime de Noël à 500 euros pour tous les chômeurs indemnisés ou non.

 

Elle appelle tous les privés d’emploi, les précaires, les travailleurs pauvres, à participer massivement aux manifestations partout en France, le mardi 13 décembre 2011, pour imposer une juste répartition des richesses et une politique sociale qui réponde aux besoins de tous.

Publié dans Divers

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