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Fidéle à ses origines, à la charte d'Amiens de 1906, héritière des valeurs humanistes et internationalistes qui ont présidé à sa constitution, considérant la pleine validité des principes d'indépendance, de démocratie, de respect mutuel et de cohésion contenus dans le préambule des statuts de 1936 (intégré aux présents statuts), la Confédération Générale du Travail défend les intérêts de tous les salariés sans exclusive, en tous temps et en tous lieux. Elle intervient en conséquence librement sur tous les champs de la vie sociale, elle participe au mouvement de transformation sociale.

 

 

Mardi 28 décembre 2010 2 28 /12 /Déc /2010 13:03

Des dizaines de milliers de voyageurs viennent de subir une situation ubuesque. Froid et neige ont mis à l’épreuve notre système de transport et infrastructures, son mode de gestion et d’administration. Moins médiatisées que les difficultés des passagers des avions ou des passagers des trains, les situations des salariés bloqués chez eux ou à leur travail n’en sont pas moins une autre réalité de cet hiver.

 

Pour l’union interfédérale des Transport CGT "qu’il y ait des intempéries n’est pas nouveau, fussent-elles d’une intensité et d’une séquence exceptionnelles." La question posée est plutôt celle de "l’incapacité à faire face à ces situations, dont on sait, pourtant, que la saisonnalité les rend très probables." L’UIT-CGT estime qu’on ne "peut pas avoir déstructuré tout le secteur public et les entreprises publiques concernées, privatisé à tour de bras, éclaté les fonctionnements intégrés et cohérents, supprimé plusieurs centaines de milliers d’emplois, abandonné les installations hivernales pour dégeler et leur entretien, diminué les stocks de matériels… tout cela au nom d’une marchandisation de tout, d’une réduction dogmatique des dépenses publiques et d’une gestion systématique comptable par activité spécifique, à flux tendu, et faire abstraction de leur cause le moment venu des conséquences." L’union interfédérale des Transport CGT dénonce l’hypocrisie des pouvoirs publics et des grands opérateurs des transports qui se renvoient la balle en matière de responsabilités. Dern,ier exemple en date, les passes d’armes entre aéroports de Paris et compagnies aériennes, entre Ministre, Préfets et météo France. Réduire le retour d’expérience à une enquête sur l’approvisionnement du glycol ou du sel, comme l’annonce la ministre de tutelle est jugé "indécent et ridicule" par l’UIT-CGT pour qui "le gouvernement et plus généralement les pouvoirs publics ne peuvent faire l’impasse sur une véritable mise à plat du système de transport, de son fonctionnement, de son organisation et des moyens associés. Ils ne peuvent faire abstraction du besoin de maîtrise publique forte de ce secteur et de la place indispensable qu’il importe de redonner à un véritable service public, capable de garantir la continuité et la meilleure gestion des aléas. Voilà qui justifierait largement une véritable et utile enquête parlementaire et un grand débat public."


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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 13:02

Un baromètre BVA pour Les Echos et France Info, réalisé du 16 au 18 décembre et rendu public mardi, constate le peu de crédibilité que les Français accordent à l’action gouvernementale contre le chômage.

 

Alors que 64% des sondés considèrent que la lutte contre le chômage doit constituer une priorité pour le gouvernement, ils sont 42 % à penser que l’impact de la politique du gouvernement est nul, contre 32 % en 2009 et 35 % en 2008.

 

Parmi les autres priorités évoquées, 50 % des sondés pointent l’amélioration du pouvoir d’achat, 38 % la réduction des inégalités et 31 % la lutte contre l’insécurité.

 

Enfin, 68 % des personnes interrogées jugent la politique économique du gouvernement mauvaise, 25 % seulement la jugent bonne.


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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 12:39

Les projets de décrets d’application de la loi portant sur la réforme des retraites du 9 novembre 2010 ont été remis aux différentes caisses de retraite qui auront à émettre un avis dans les jours et semaines à venir. Les différents textes consistent en la mise en œuvre dans le régime général et la Fonction publique des dispositions de la loi, en particulier les mesures d’âges, report de l’âge légal à 62 ans et de l’âge du taux plein à 67 ans, et l’allongement de la durée d’assurance, celle-ci étant portée à 165 trimestres pour les générations 1953 et 1954.

Sont également détaillées, les conditions associées aux départs anticipés pour carrières longues. Ces conditions sont telles que de nombreux salariés, bien qu’ayant débuté leur carrière avant 18 ans, ne pourront bénéficier d’un départ à 60 ans.

Il n’y a pas pour le moment de projet de décret sur la « pénibilité ».

Dans la Fonction publique, les projets de décrets témoignent là aussi d’une volonté d’exclure nombre de fonctionnaires du bénéfice de certaines dispositions, celles relatives par exemple aux droits familiaux. Plus surprenante est la transmission aux caisses concernées des projets de décrets sur les régimes spéciaux. En effet, la loi ne serait appliquée dans ces régimes qu’à partir de… 2017. Cette hâte a valeur de message. Le gouvernement veut imposer l’idée que la page des retraites est tournée, y compris pour les régimes spéciaux.

Rappelons que si la loi du 9 novembre n’a fait l’objet d’aucune négociation, c’est encore plus vrai pour les régimes spéciaux, alors même que les projets de décrets prévoient dans ces régimes la suppression pure et simple de certaines dispositions qui n’ont jamais été évoquées jusqu’à présent, et qui concernent, comme dans la Fonction publique, essentiellement des femmes.

Compte tenu du caractère particulièrement régressif de la quasi-totalité des textes soumis aux avis des différentes caisses, la CGT formulera un avis négatif lors des votes qui auront lieu ces prochaines semaines. La page des retraites n’est pas tournée. Dans le public comme dans le privé, la CGT continuera de faire valoir ses propositions pour de tout autres orientations en matière de retraite, comme en matière de salaires, de reconnaissance de la pénibilité, d’emploi, de conditions de travail et de services publics.


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Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 12:38

Pour la 5ème année consécutive, il n’y aura pas de coup de pouce au Smic. Au faux prétexte de ne pas pénaliser l’emploi, le gouvernement persiste à ne pas prendre en compte les besoins des salariés.

La crise n’est pourtant pas la même pour tout le monde. Les entreprises du CAC 40 disposent d’un matelas de trésorerie de 150 milliards et soignent leurs actionnaires. Leurs dividendes ont augmenté en plein coeur de la crise en 2009, pendant que la masse salariale des entreprises baissait de 9,8 %. Et quant aux 2 millions de salariés « smicards », ils devront se contenter de 55 centimes en plus par jour … Et beaucoup moins pour ceux et surtout celles qui sont à temps partiel !

Cerise sur le gâteau des injustices : après avoir repoussé l’obligation de négocier dans les entreprises sur l’égalité homme/femme, les branches dont les minima conventionnels sont inférieurs au Smic, ne seront pas sanctionnées. Au contraire, elles pourront continuer à percevoir des exonérations avec la bénédiction gouvernementale jusqu’en 2013 ! Cela concerne 1,4 million de salariés.

C’est clairement encourager le patronat à s’affranchir du cadrage pourtant obligatoire qu’est le Smic. Cette attitude n’est pas pour nous le signe d’un gouvernement qui veut s’attaquer aux problèmes de l’emploi, de la précarité, de toutes les inégalités et injustices.

La Cgt estime qu’il faut une réforme structurelle des cotisations sociales et du système des aides publiques aux entreprises.

Il faut donner un vrai coup de pouce au Smic, jusqu’à le porter à 1600 euros et qu’il se répercute sur l’ensemble de la grille des rémunérations.

C’est une question de justice sociale, de reconnaissance du travail et d’efficacité économique.


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Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 13:44

La gestion par le gouvernement de l’épisode neigeux qui a paralysé l’Ile de France mercredi et jeudi est à l’image de sa conception de l’ensemble des services publics : calamiteuse et irresponsable ! De sous estimation de la situation en recherche de bouc émissaire, les déclarations gouvernementales démontrent une fois de plus le manque de vision concernant ce que doit être un Service Public.

Livrer à la vindicte populaire les services de Météo France en les accusant de s’être trompé dans les prévisions est proprement scandaleux : d’abord parce c’est un mensonge, ensuite parce que les agents de Météo France se battent depuis maintenant plusieurs années pour que leurs missions ne soient pas abandonnées, particulièrement les services de proximité qui ont fait la preuve de leur efficacité d’ailleurs reconnue et appréciée par les collectivités locales dans la période.

Pour la Cgt, le gouvernement doit prendre la mesure des enjeux : de tempêtes en inondations, de chute de neige en glissement de terrain, la multiplication des « évènements extrêmes » liée au changement climatique nécessite une organisation et des moyens alloués aux services publics permettant de remplir leur rôle et d’éviter ce type de paralysie, lourde de conséquences pour les salariés et l’ensemble de l’économie.

Comme la Cgt ne cesse de l’affirmer, les politiques de démantèlement des services publics au travers notamment de la Révision Générale des Politiques Publiques, rendent difficiles voire dangereuses les conditions de travail et de vie de chaque salarié, de leur famille.

A quoi a-t-on assisté mercredi ? Des routes impraticables faute d’engins en capacité de les déblayées, des services hospitaliers engorgés faute de moyens suffisants, des transports en commun submergés et eux même empêchés de fonctionner, des forces de l’ordre incapables d’intervenir correctement faute d’effectifs …

A l’inverse, les agents publics, quels qu’ils soient, ont fait preuve d’une responsabilité et d’une réactivité exceptionnelle ! Dans les crèches, dans les écoles, dans les collectivités, ils se sont organisés pour éviter des situations dramatiques. Cet investissement sera-t-il toujours possible demain quand les services fonctionneront à effectifs réduits ou quand les collectivités territoriales seront obligées de renoncer à toute intervention par défaut de financement ou limitation des compétences comme le laisse craindre la réforme des collectivités territoriales ? Est il juste que l’intérêt, la sécurité de tous repose sur l’engagement et la bonne volonté d’agents, pourtant souvent dépeints comme d’horribles nantis ? Combien de crises faudra t-il pour que l’on convienne enfin de l’absurdité et de la dangerosité de toutes ces réformes ?

Pour la Cgt, il est temps au contraire de prendre la mesure des besoins pour chaque salarié, chaque citoyen, l’économie toute entière : investir dans un Service Public de qualité, c’est crée les conditions d’un développement équilibré, harmonieux, bref humain et durable ! Cela nécessite aussi une réforme des financements publics et de la fiscalité, au service du progrès social.


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Journée d'actions

Pétition en ligne

La santé, notre bien le plus précieux : link


Préserver le repos dominical : link


Pour un financement perénne des retraites : link


Le travail du dimanche généralisé : une atteinte aux libertés :  link


Pour obtenir l'abandon du fichier EDVIGE : link

 
 

300 familles en danger à Vauxrot : link


Retraites des solutions il y en a ! link


 
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